En bref...

  • 3 janvier 2020 : Le mot du Président... 2019 s’efface, 2020 s’affiche. Je ne m’éterniserai pas sur les mois passés, aussi difficiles et incertains qu’ils aient été. Ma conviction est qu’on ne peut plus se permettre de (...)
    3 janvier 2020 :

    Le mot du Président...
    2019 s’efface, 2020 s’affiche. Je ne m’éterniserai pas sur les mois passés, aussi difficiles et incertains qu’ils aient été. Ma conviction est qu’on ne peut plus se permettre de faire du surplace, on ne peut plus piétiner. Il faut que cela bouge ! Avec la mobilisation mondiale à laquelle on assiste, j’ai envie de sentir un vent d’espoir souffler sur Haïti, même s’il reste fragile si les citoyen-nes mobilisé-es et déterminées relâchent la pression. Le pays sera toujours verrouillé (peyi lòk) tout autant que la bonne décision n’est pas prise ; à savoir qu’il n’est plus question de changer le système mais plutôt de le détruire, mettre à mal un capitalisme débridé qui déshumanise la société et sacrifie l’environnement. Il est temps de proposer un nouveau modèle politique, économique et social afin que tout le monde vive mieux, ensemble, dans un environnement
    sain, en relocalisant au plus près des territoires les outils de production, les services et les richesses. En cette fin d’année 2019, le GAFE a été mobilisé plus que jamais, présent sur tous les fronts, dans les dix départements d’Haïti et ailleurs en Europe. C’est au cœur de la tourmente que l’engagement s’exprime par des action concrètes. A vous d’en jugez en lisant ce trentième (!) numéro qui couvre la quinzième année de parution de N’Ap Pale ! 2020, tous les militant-es du mouvement national citoyen pour le climat, Alternatiba Haïti, les partenaires et sympathisant-es du GAFE sont mobilisé-es pour travailler autour du Pacte pour la Transition, pour continuer à mobiliser les citoyen-nes sur une nouvelle forme de gouvernance au niveau des territoires, et (r)éveiller la conscience citoyenne pour ne pas laisser notre avenir entre les mains de dirigeantes corrompu-es, indignes et de leurs complices
    (comprenez celles et ceux qui ne se positionnent pas, qui ne dénoncent pas). Il me reste à vous dire qu’en 2020 la bataille ne sera pas facile mais la victoire reviendra aux citoyennes qui s’engagent et qui acceptent de prendre les risques qu’exige le basculement politique, économique, social et environnemental. Je formule le vœu que 2020 voit émerger une nouvelle génération de leader-es, intègres et honnêtes, loin des profils auxquels nous sommes trop habitués et dont nous ne voulons plus. Avant de conclure, je tiens à remercier l’équipe de rédaction de notre journal interne dirigée par Virginie Pochon qui ne compte pas ses efforts pour produire chaque semestre un nouveau numéro qui dresse un bilan des activités et ouvre les perspectives pour le GAFE.
    David Tilus, ing. Président du GAFE

  • 20 décembre 2019 : SOS EN FAVEUR DES PAYSANS HAITIENS ET DE LA CAMPAGNE AGRICOLE D’HIVER Port-au-Prince, le 19 décembre 2019 La Commission Agriculture et Environnement (CAEC) du Cadre de Liaison Inter-Organisations (...)
    20 décembre 2019 :

    SOS EN FAVEUR DES PAYSANS HAITIENS ET DE LA CAMPAGNE AGRICOLE D’HIVER

    Port-au-Prince, le 19 décembre 2019

    La Commission Agriculture et Environnement (CAEC) du Cadre de Liaison Inter-Organisations (CLIO) est attentive aux débats en cours sur la situation alimentaire dans le pays et des dispositions qui sont en train d’être prises en conséquence par les acteurs humanitaires. Dans ce contexte, la Commission convie les acteurs à adopter des stratégies non préjudiciables aux acquis de développement et donc à la production agricole locale, aux efforts des agriculteurs pour faire écouler leurs productions sur les principaux marchés du pays en dépit des blocages de routes et de l’augmentation des prix des transports.

    A l’approche de la campagne d’hiver, la Commission lance un appel en faveur des paysans pour qu’ils obtiennent des appuis en semences adaptées, en outils agricoles et en capital pouvant leur permettre d’ensemencer leurs champs et garantir ainsi une production d’aliments locaux pour les prochains mois. Il s’agit également de soutenir les acteurs locaux porteurs de services et d’intrants agricoles dans leurs efforts continus de les rendre disponibles et accessibles aux paysans.

    La Commission salue les efforts déployés dans le contexte de la crise par des Madan Sarah (la plupart de vaillantes femmes) qui ont bravé de grands dangers pour continuer à approvisionner les marchés du pays en produits agricoles de toutes sortes, malgré les blocages de routes. Elle exhorte les acteurs à se pencher également sur le sort de ces commerçantes dont la plupart ont été décapitalisées par la perte de stocks.

    La Commission félicite les organisations qui ont opté d’acheter, autant que possible, des stocks de produits alimentaires locaux pour distribution. Elle les encourage dans cette voie et les invite à investir aussi dans l’appui à la circulation de ces produits de zones de production vers des zones en besoin.

    Tout en reconnaissant la nécessité de soutenir les populations les plus vulnérables qui ont besoin d’une assistance alimentaire, La Commission veut attirer l’attention sur le fait que seule une production agricole nationale soutenue peut aider Haïti à améliorer de manière durable la sécurité alimentaire et nutritionnelle de sa population et sortir progressivement du cercle vicieux de l’aide alimentaire.

    Port-au-Prince, le 19 décembre 2019

    PS : la version PDF avec les logos des organisations signataires est jointe à cette publication.

  • 28 novembre 2019 : La gouvernance et les dynamiques locales ! Difficile d’écrire en cette période tragique que traverse le pays, bousculé de toutes parts et par mille questions, en particulier comment amener le sujet (...)
    28 novembre 2019 :

    La gouvernance et les dynamiques locales !

    Difficile d’écrire en cette période tragique que traverse le pays, bousculé de toutes parts et par mille questions, en particulier comment amener le sujet de la gouvernance locale en cette période complexe, si ce n’est justement par la démonstration que nous a faite la gouvernance hyper centralisée de l’ampleur de son échec ? A contrario, la voie de la gouvernance locale ne peut-elle apparaitre comme une piste possible pour la (re)construction

    Plus simplement, cet article part en réalité de la reprise des échanges sur la question il y a quelques mois entre certains membres du CLIO. Car la « gouvernance locale » - tout comme les dynamiques locales - sont souvent évoquées dans le monde des organisations de développement… Mais qu’en penser ? Comment les aborder ? Quel peut être notre rôle sur la question ?

    Souvent l’on pense à la « gouvernance locale » comme ne concernant que le renforcement des élus, la fiscalité locale, la reddition de comptes et autres questions très institutionnelles. Mais on peut aussi la voir comme un champ plus large, intégrant l’ensemble des relations visant à organiser la société, entre les autorités locales, les groupes organisés de la société civile, les leaders locaux, les services déconcentrés de l’État, les opérateurs privés locaux, les centres de formation… Tout un champ souvent omis par les programmes sectoriels tant de l’État que de l’aide… Pourtant les solutions et la construction du pays ne devraient-ils pas venir de ces acteurs locaux eux-mêmes, sur leur propre territoire, en relation avec leur environnement ?

    Aussi, quelles sont les dynamiques propres des acteurs locaux, leurs intérêts et leurs contraintes ? Quelle solidarité développent-ils entre eux – ou inversement, quels sont leurs points de conflits ? Pourquoi les femmes et les groupes plus vulnérables restent-ils largement exclus des diverses décisions et mesures concrètes ?
    Aussi pourrions-nous nous demander, en tant qu’organisations de développement, comment mieux aborder les rôles de ces différents acteurs, leurs droits et devoirs, leurs responsabilités ? Pourquoi les nombreux espaces de concertation existants (ou créés) ne produisent-ils que des résultats limités, pourquoi périclitent-ils si souvent (généralement lorsqu’un projet se termine) ? Comment mieux promouvoir la formation des acteurs locaux, et les mettre en situation de concevoir et réaliser leurs propres actions ? Comment promouvoir la redevabilité des dirigeant(e)s et autres leaders envers leurs concitoyen(ne)s ?

    Ce sont là quelques-unes des questions, parmi d’autre encore, qui pourraient être au cœur de cette commission renouvelée… au nom encore à définir : Dynamiques locales ? Gouvernance locale ? Décentralisation et développement local ?... Quel qu’il soit, il s’agira surtout de trouver comment faire renaitre cette commission, en la rendant utile et effective… en capitale voire même, qui sait, en province ?!... A suivre, pour les intéressés(e)s, lorsque la situation le permettra de nouveau.
    D’ici-là, souhaitons le mieux pour le pays, ses filles et ses fils de bonne volonté.

    Nicolas Derenne
    n.derenne@id-ong.org Directeur en Haïti Initiative Développement

  • 28 novembre 2019 : « Le secteur agricole, la solution négligée … » Haïti est un pays montagneux avec une population estimée à environ 10,7 millions d’habitants par l’Institut haïtien de statistique et informatique (...)
    28 novembre 2019 :

    « Le secteur agricole, la solution négligée …
     »
    Haïti est un pays montagneux avec une population estimée à environ 10,7 millions d’habitants par l’Institut haïtien de statistique et informatique (IHSI) en 2015. Ils sont également 4 millions d’Haïtiens vivant à l’étranger, principalement aux États-Unis, en République dominicaine, au Canada, au Brésil, au Chili et dans d’autres pays du monde. Il est difficile de calculer le niveau de croissance dans le contexte actuel, mais certains économistes l’ont estimé proche de zéro pour 2018/2019. Selon l’Indice de pauvreté multidimensionnelle d’Haïti, 49,4% de la population haïtienne est dans une pauvreté multidimensionnelle et 24,7% de celle-ci affecte les zones rurales. La population pauvre continue également de connaître un accès limité aux infrastructures et aux services dans des domaines critiques tels que l’éducation, l’eau, l’électricité et la santé. La crise politique actuelle aggrave la situation économique et un plus grand nombre de personnes risquent de tomber en dessous du seuil de pauvreté si cette crise se poursuit.

    L’économie haïtienne n’a pas connu de croissance significative et transformatrice au cours des cinq dernières décennies. Haïti est confronté à des défis liés à l’ensemble des objectifs de développement durable. La croissance moyenne a été d’environ 1,4% au cours des cinq dernières décennies, contre une croissance démographique de 1,8%. Avec un revenu par habitant estimé à 818 USD et un indice de développement humain (IDH) de 0,493, Haïti est le pays le plus pauvre de l’hémisphère occidental. Les niveaux élevés de pauvreté et d’inégalité excluent une partie substantielle de la population des avantages de la production. À cet égard, l’expansion du secteur agricole offre un grand potentiel de croissance économique, de création d’emplois et d’amélioration de la répartition des revenus, compte tenu de son importance pour l’économie, qui représente un quart du produit intérieur brut (PIB), selon le rapport de la Banque de développement des Caraïbes (CDB) en décembre 2017.

    En 2014, Haïti a réussi à exporter pour 917 millions de dollars de biens et services, alors que les importations ont totalisé 3,4 milliards de dollars. Il est important de mentionner que les importations mondiales représentent en moyenne 40% du PIB. (…)
    Lire tout l’article dans la BIC du mois d’octobre 2019 et sur ce blog : (http://alc-noticias.net/en/2019/10/23/haiti-crisis-and-food-security-a-catch-22-situation/) .

    Prospéry Raymond
    Directeur Christian Aid Président du CLIO

  • 1er novembre 2019 : Vasectomies Gratuitement ! Engagée dans la planification familiale la Profamil conduit une campagne de vasectomie gratuite dans la zone métropolitaine. Cette campagne qui est en cours devrait (...)
    1er novembre 2019 :

    Vasectomies Gratuitement !

    Engagée dans la planification familiale la Profamil conduit une campagne de vasectomie gratuite dans la zone métropolitaine. Cette campagne qui est en cours devrait prendre fin le 15 décembre 2019.

    Le service est offert gratuitement pendant cette période au sein de nos trois cliniques de Delmas, Croix des Bouquets et de Martin Luther King et des médecins étrangers en provenance du Canada participeront à l’offre de service durant les trois derniers jours.
    Il faut préciser que les médecins de la Profamil appliquent une technique récente qui consiste à l’élimination de la lame de bistouri lors de la procédure réduisant totalement les aléas opératoires et une récupération beaucoup plus rapide.

    La Profamil n’est à son premier coup d’essai en matière de campagne pour cette méthode. En mars 2018 pour le lancement de ce programme une activité similaire avait été réalisée ; pas moins de 84 vasectomies ont été réalisées en une journée.

    Dr Gianni C. Decastro, MSc
    Directeur Exécutif
    PROFAMIL/ Membre du CLIO

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